Un regard sur la route

06 avril 2017

SLAM #3

 

Oyé, oyé, braves gens, nobles dames et bides à bière,

Tendez bien vos esgourdes et attachez votre derrière,

Le fabliau de ce soir aborde un sujet grave, mais qui ne paie pas de mine,

Je veux bien sûr parler d'un vent entre deux collines.

 

Il n'y a pas si longtemps de cela, alors que la nuit était tombée dans la rue Mt-Désert,

Alphonse et Jocelyne, les tenanciers de la boucherie chevaline,

Furent réveillés par une pétarade du tonnerre...

Qui laissa dans la chambre un relent de phacochère.

 

« Ma mie, depuis quand fais-tu de la publicité pour le camembert ? »

Demanda Alphonse, qui faisait le moulin à vent avec les rideaux.

« Mais enfin ! C'est toi, Alphonse, qui a largué les amarres comme un paquebot !

Je t'ai entendu, on aurait dit le Queen Mary II au départ d'une croisière ! »

 

Chacun reprochant à l'autre d'être le trompéteur intempestif

Un silence circonspect posa ses fesses sur nos deux suspects.

Qui des deux loustics avaient brisé les accords de Paix ?

Seul un télépèthe aurait pu le dire !

 

Alors, d'un geste qui trahissait toute sa culpabilité,

Avec la mine d'un prêtre avouant son onaniste pêché,

Avec la timidité que seul sont capables les puceaux dans un club échangiste,

Jocelyne pencha la tête et dit d'un air triste :

 

« Alphonse, je croyais que ce n'était qu'un petit vent, pas une tempête !

Je m'en veux, tu sais, mais j'aimerais que tu me respectes... »

Alphonse, ému par tant de sincérité, n'eut pas l'âme à pester.

Il s'approcha alors de sa mie et lui chuchota ces quelques mots :

 

« Ma chère et tendre Jocelyne, pour peu que tu te sentes mieux,

Et que tu lâches un peu la pression au pieu,

Sache que j'en suis ravi, car, comme dit le proverbe :

Femme qui pète au lit, sera toujours fidèle à son mari... »

 

Ils s'embrassèrent alors sur la bouche et l'incident fut clôt.

Mais avant de s'endormir, Alphonse dit tout bas ce qu'il pensait tout haut :

« Ma foi, j'aurais bien donné un peu d'mon fric

Pour qu'elle porte un string et fasse une note de musique... »

 

La morale de cette pauvre histoire,

C'est que si l'amour ne tient qu'à un fil,

Pour un vent suspect,

Il ne faut pas se faire de bile,

Et que l'on peut vivre heureux,

Même en pétant à deux.

 

 

 

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01 mars 2017

SLAM #2

-

REGAIN

 

À toi mon ami, mon semblable, ma sœur, mon frère, mon camarade, mon double, mon énigme, mon mystère. Je viens vers toi avec l'énergie du fou, du sans sou, du sang sur les mains, d'la sueur dans l'cou et du son sorti d'ma boue.

 

Pour te dire, j'ai écrit ce texte sur le recto d'un C.V. Peut-être qu'avec cette méthode, j'aurais au moins un entretien avec Madame la Poésie, elle qui n'est pas pressée et qui ne me pose pas de lapin quand je chasse le CDD.

 

Écoute-moi maintenant mon frère, donne-moi un peu de ton temps, que je puisse m'accorder, pour gravir avec toi, ce mur de silence et, notes après notes, crochets après crochets, poser les mots-prises et atteindre le sommet.

 

Je voudrais que mes mots soient comme des piles, qu'immédiatement sorties de ma bouche, ils viennent se glisser pile-poile dans ton oreille et allument l'ampoule de ton petit grenier, qu'une éblouissante claque t'électrocute et qu'un courant électrique, à faire danser un paraplégique, t'électrochoc !

 

Tu es beau mec, meuf, tu es le représentant de l'humanité, comme chacun de nous, tu as des mains d'alchimistes, touche ton voisin et tu feras de l'or, rends-toi compte, tu es un chef d'oeuvre, une aberration de vie au milieu du néant, tu as la foudre en toi, répète-le, et si tu ne me crois pas, écoute, écoute ce cœur palpitant qui bat BOUM BOUM ! Arrache cette grisaille qui te colle à la gueule, bon dieu ! C'est toi l'enfant soleil, c'est toi le super-héros de ta vie. Personne d'autre n'a le droit de prendre ta cape. Et au fond, tu n'y crois pas, mais ça se trouve, l'éboueur que tu as croisé tout à l'heure, c'était peut-être Peter Parker...

 

Alors vas-y, mets ton slip sur ton pantalon et va sourire aux gens comme si tu leurs offrais une fleur.

 

Ferme les yeux et laisse rentrer la forêt, juste là, laisse pousser les arbres, les odeurs de sous-bois, les cèpes, les aiguilles de pins et les crapauds de froid.

 

Tu n'y crois pas hein, gros malin, mais pourtant, c'est toi le chevalier, avec ton armure de peau, tes bras épées et ta meilleure arme, tu la connais ? Elle est là, la beauté, dans une petite boite. Avec elle, tu peux tout faire. C'est la clé à toutes les serrures. Alors lève toi et slam. Tu es un chef d'oeuvre, ne l'oublie pas !

 

Quand je vous vois tous, là, je me dis qu'on est grand, qu'on est fort, qu'on peut y arriver, on peut être les McGyver des mots et, avec une lettre et une feuille, foutre un bâton de dynamite dans le dico.

 

Après, tu sais, t'as le droit de passer ton chemin, d'me dire « Laisse tomber, gros... » mais sache que je reviendrai à la charge, encore et encore, et même entre le hors-d'oeuvre et le dessert, tel une couleuvre des marais, je viendrai te susurrer : N'oublie jamais, TU ES UN CHEF D'OEUVRE !!!

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22 février 2017

SLAM #1

 

J'ai beaucoup réfléchi

Pour ne pas fléchir

Face aux flèches

Que les archers du destin

Voulaient me faire suivre.

Car il ne s'agit pas de se demander :

« À quoi suis-je destiné ? »

Mais plutôt d'hurler cet hymne :

« Je me destine à cet avenir,

Je suis le maître de mes mots,

Le capitaine de mes rimes. »

 

J'ai beaucoup réfléchi

Entre deux mots croisés,

À Paris ou en Italie.

Ceux-là m'ont regardé

De leur hauteur syllabique

Et m'ont dit que je devais les définir

Prendre un bic

Les inventer

Ouvrir un instant

Savourer les éclats

D'un soleil de vélo

Ou du rire d'un enfant.

 

J'ai beaucoup réfléchi

Puis je me suis arrêté

Pour quitter les balises

Et ne plus être fléché.

La tangente est une corde d'acrobate

Que l'on prends en sifflant

Avec Monsieur Génie et Mamzelle Folie.

Lorsque j'en suis revenu,

Funambule, sur le fil qu'il ne faut pas perdre,

J'ai pensé à la graine dans le cerveau,

Comme un mojo

Une idée tentaculaire et velue

Dans la mécanique

Des jours et des nuits

Pour m'enraciner

Dans la voie lactée.

 

J'ai beaucoup réfléchi

Sans fléchir, mais pas sans hésiter.

Alors quitte à devenir, autant se lancer

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01 février 2017

BLOG

Cette semaine, je vous parle. Comme dans un blog, quoi. Si vous me répondez, c'est bien. J'aurai un peu de nourriture littéraire humaine à me mettre sous la dent.

Je suis en train d'écrire - ou plutôt, je suis en train de faire des recherches, mais j'écris quand même par pulsions irrépressibles - une nouvelle de science-fiction. Au programme : vie extraterrestre, astéroïde et autres oursins du futurs - si vous voyez le genre -. Mon projet serait de fondre certaines techniques de narration que j'ai dégotté ici et là avec une idée de SF qui me trotte dans la tête depuis longtemps ( Rpz Quentin). J'aimerais bien proposer cette nouvelle au magazine Bifrost ou pour le concours Alain Le Bussy. Je voulais vous le dire. Voilà.

Ah oui. J'ai envoyé mon roman à des maisons d'édition. Je ne sais pas si c'est intéressant de le dire, mais j'ai la foi, au cœur et aux tripes, qu'en partageant cette information, les pensées positives convergeront jusqu'aux éditeurs qui liront ce petit manuscrit et leur donneront envie de le publier. Le roman s'appelle « Les Branleurs Idéalistes ». Ça parle d'une soirée entre potes. Le roman commence vers 17H et finit à 6h du mat. C'est foutraque, endiablé, alcoolisé, débile, rageur, fumeux, luciférien et un brin optimiste.

Je vous souhaite de vivre chaque jour avec bonheur, chaos et subtilité.

L'âme saoule

Oh_Dgfna

P.S. Rendez-vous la semaine prochaine.

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24 janvier 2017

MON TOP 10 DES FILMS DE 2016

 1.

1

CAPTAIN  FANTASTIC - Matt Ross

 

 

2.

2

POESIA SIN FIN - Alejandro Jodorowsky

 

 

3.

3

LE GARÇON ET LA BÊTE – Mamoru Osoda

 

 

4.

4

THE REVENANT – Alejandro Gonzales Inuaritu

 

 

5.

5

ARRIVAL – Denis Villeneuve

 

 

6.

6

SING STREET – John Carney

 

 

7.

7

MIDNIGHT SPECIAL – Jeff Nichols

 

 

 

8.

8

MA LOUTE – Bruno Dumont

 

 

9.

9

MERCI PATRON ! – François Ruffin

 

 

10.

10

LES DÉLICES DE TOKYO - Naomi Kawase

 

 

MON TOP 10  / 2015

MON  TOP 10 / 2014

MON TOP 10 / 2013

MON TOP 10 / 2012

MON TOP 10 / 2011

MON TOP 10 / 2010

 

 

 

 

 


20 décembre 2016

Sommaire

GVSMLP Métal

Chapitres 1, 2 & 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitres 7 & 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitres 13 et 14

Chapitre 15

Chapitres 16 et 17

Chapitres 18 et 19

Chapitres 20 et 21

Chapitres finals 22, 23 et 24

 

Vous êtes sur mon blog.

Vous êtes sur le point de commencer un feuilleton.

/  Godzilla contre Marine Le Pen /

Un chapitre par jour.

Avec de la baston, de la rhétorique et du vin bio.

Qui que vous soyez, merci !

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Godzizi Cartoon

Chapitre 1 – L'abbaye coule.

 

 

Les deux pattes plantées sur une petite colline, Godzilla sort son zob et pisse un coup.

Une exubérante joie lui remonte l'échine. Il frissonne. Il exulte. Il batifole du zigouin-gouin. Il a des plaisirs simples notre dino. Il lui en faut peu... Pour être heureux.

Au bout de trois hectolitres, il commence à entendre des hurlements. Il regarde sous sa queue et voit un village se noyer. Il soupire, range le matos et écrase tout le monde avec sa patte, comme si c'était un vulgaire mégot.

Il lève alors les yeux.

Devant lui, la plaine forme une belle ligne d'horizon. C'est toujours romantique l'horizon. Y a pas à chier. Cela fait maintenant deux jours que Godzilla a quitté Paris. King Kong - que vous avez pu rencontrer dans le premier épisode - est reparti chez lui, à cause d'une maladie vénérienne chopée lors d'une excursion à Amsterdam où des Sirènes Géantes lui ont fait du gring.

Sacré King-Kong... Toujours fourré dans des trous bizarres.

Godzilla continue son périple touristique tout seul. Et le voilà perdu dans la France profonde, au milieu des champs de colza et des terres à betteraves. Mais où va-t-il ? Que fait-il ? Met-il sa chemise ?

Au loin, une construction émerge.

Étrange, se dit-il, parce qu'il n'y avait aucun bâtiment dans les parages et voilà qu'une colonne se met gratter le cul des nuages ! Godzilla trottine, snife l'air, rote un coup et s'approche à petits pets. Un cloître abandonné s'ouvre sur une pelouse : « Y a quelqu'un ? »

La tentative de faire parler les pierres échoue (de Bruxelles). Godzilla est étonné de voir une ruine à sa taille ! Un panneau indique : Ab.... d. ...lè.. Mais le reste est effacé. Quelque chose lui atterrit soudain sur le crâne :

« Trou'bal masqué ! Que fichtres-tu donc là ? »

 

 

Chapitre 2 – Rencontre du premier type.

 

Bon.

Faut pas croire.

Godzilla, ce n'est pas un mauvais bougre. Quand sa tante Barbara – une sympathique mygale de 30 kilomètres de large - vient lui passer le bonjour sur son île déserte, God lui réserve toujours un petit bouquet de marguerite. Il est comme ça. Le cœur sur la main.

Mais là, arrivé tranquillement en terre étrangère, sans rien demander d'autre qu'un peu d'hospitalité, et se faire bombarder la tronche : ça demande réparation.

Au milieu des ruines, Godzilla voit une chose sur deux pattes s'approcher. Une chose bien étrange, puisqu'en fait, c'est un Géant. Il marche si lent. Te. Ment. Que Godzilla a le temps de peindre une fresque :

Un bonnet cradingue sur le bout de la tige, un tarin bordeaux – plutôt Côte du Rhône - , deux yeux de requin-tire-bouchon ( Super dangereux, comme requin) et des bajoues piquetées d'herbes en tous genres : trèfle, jonquille, fenouils, basilic et origan... Le voilà qui tente de mettre un pied devant l'autre. S'auto-crochepatte les jambonneaux. Et s'assomme aussi sec.

C'est peut-être l'apparition la plus ridicule que Godzilla n'ait jamais vue. Il s'approche. De vagues ruminades s'élèvent. Dort-il ? Vagabonde (James)-t-il ?

« Mhgglurm...

- Pardon ?

- Glaabrurguuruummm.

- Moi pas parler le bourré... »

À peine relevé, Godzilla reçoit un autre coup violent sur la tête.

« Mais c'est fini oui ? »

 

 

Chapitre 3 – La Grande Blonde Aux Chaussettes Fleur-De-Lys

 

Godzilla en connait un rayon niveau Géant. Il a plein de potes dans la branche. Tiens, par exemple, il y a Trakobat. Un vieux pote du collège. Un crabe de 100 mètres de haut. (Si tu me lis, Trako, j'te serre la pince !) Ou bien il y a Nhadim-Nou-Mouk, le Yéti des Sables. Donc bon. T'imagines un peu l'écartement de la mâchoire quand - au milieu de la terre battue et des ombres épiques - il voit apparaître un deuxième Géant ?

« Je peux savoir pourquoi tout le monde essaie de m'balancer des trucs sur la tête en ce moment ?

- Rentre chez toi, sale jaune d'oeuf ! »

La voix est plus grave et plus grasse que la figure ne laissait penser... Le sang de Godzilla opère un double looping et son cœur se met à jouer « Overkill » de Mötorhead.

« Oh, la blonde, tu vas t'calmer... Je viens en paix !

- Moi me calmer ? Alors que je sème tranquillement de la xénophobie... Mais je suis chez moi monsieur ! »

Bim, badaboum, la chatte à Mcdoom, Godzilla plie un genou, fronce les sourcils et lève un poing. La Géante frémit, craque un orteil et range sa besace. Les nuages se mettent à jouer de l'orgue... Les herbes se plient en quatre...

Oui. Ça y est...

Le générique de baston vient juste de commencer. ( Assied-toi cher lecteur et prends une chips).

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !

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Godzizi Cartoon

Chapitre 4 – Mortel Combat

 

God balance directos une mégatonne de phalanges dans l'plâtre de la voisine. Affutée, elle l'esquive aussi sec et réplique par un terrrrrrrrrrrible : « HURLEMENT PATRIOTIQUE ! »

Godzilla est pelé dans le sens contraire du poil. Il frissonne de partout. Il doit se réveiller, sinon, c'est foutu. Il inspire alors des nuages et décide de lancer son attaque fétiche: un crachat de 120.000 gigowatts. Le squelette de la blonde flashe, se répète et clignote comme une radioscopie.

Sauf que...

Réflexe de fifreline, elle sort un étrange bâton. Grande-Blonde utilise para-tonnerre ! C'est très efficace ! Elle emmagasine l'électricité et la concentre entre ses mains. Elle concocte quelque chose de louche... Ça barzouinge dans tous les sens. Fumerolles et pyrotechnies. Grande zébrures et moult crachats oufdingos. D'un geste, elle r'balance tout dans la gueule de l'écailleux : « CAGE ÉCLAIR DE CLICHÉS ! »

Godzilla perd DEF. Il n'entend plus rien, il perd la boule, il éructe, il pète en vain, il révulse des mirettes et sent que le barrage moral qui se dresse devant lui aura raison de sa poire. Il n'était pas prêt et la déflagration l'emporte au loin.

Quelques minutes lui sont nécessaires pour la remise à feu.

Il se redresse. Difficilement.

Au loin, de lourds nuages grisâtres s'amoncellent ( de cheval) et forment une écurie de colère. Les éclairs zèbrent le ciel, de la fumée girafent l'atmosphère et des pics de chaleurs rhinocérossent les alentours.

Godzilla se met à courir.

Au loin, la Grande Blonde s'élève au-dessus de la plaine. Elle a triplé de volume. Même pour un Géant, c'est maouss ! Godzilla court tête baissé, prêt à lui dézinguer la carcasse... Mais la main s'abat :

« FOUDRE DE HAINE ! »

C'est super efficace ! God est K.O. La Grande Blonde gagne 38 points d'expérience et Godzilla perd 13 points d'espoir. Est-ce la fin des haricots ? Demandons au Géant Vert !

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !

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Godzizi Cartoon

Chapitre 5 – Taillons-nous le bout de gras

 

Des petites étoiles en sucre. Des croissants de lune. De la confiture de nuit entre des tartines de galaxies. Y a pas d'doutes, Godzilla a rejoint l'hyper-spâtisserie.

Une chouquette volante passe et marmonne : Kiktulapellll.

« Hein ? Que ? Où ? »

L'étoile pose un gant froid sur son crâne.

« Vas-tu t'calmer, palsambleu ? bougonne l'étoile. J'veux juste savoyre comme qu't'y t'appellasses... »

Godzilla ouvre un store : « Toi ? ». En face de lui, le grand Géant alcoolique lui sourit (Comme Mickey).

- Oy ! Et vous ? À qui ai-je l'honneur ?

- Je m'appelle Godzilla.

- Bon. Bien... Ma foy... Cher Totssilla...Ça m'trousse pas trop les gambettes de te dire ça, mais s'agirait p't'être de reprendre tes valises et de t'casser d'mes ouailles, non ?»

Malgré l'haleine de vinasse à faire frémir un viticulteur en biodynamie et une syntaxe aussi douteuse qu'un paysan en zone d'éducation prioritaire, Godzilla se relève et fait face à l'énergumène. Il a beau réfléchir, il patauge dans une mare de questions : Qui est-il ? C'était qui, la Grande Blondasse ? Qu'est-ce qu'elle lui voulait ? Et puis merde, c'est pas possible une haleine comme ça...

« Bon. Tout à l'heure, ne sachoyant point pourquoisse, j'ai perdu connaissance. Et quand j'm'y suis repatouiller les mandibules, je t'ai trouvé ci-gît, allongé comme un tronc d'épicéa...

- Oui. Merci. Enchanté... Mais tu ne m'apprends rien. La vraie question est : qui est cette blonde qui m'a attaqué par derrière ? Pals... Malsa...

- Palsambleu ?

- Oui, voilà. C'est ce que je voulais dire.

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !

 

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Godzizi Cartoon

Chapitre 6 – La racine du mal

 

L'ivrogne se grattouince le bulbe, s'arrache deux croûtes - les mange - puis revient à ses moutons : « L'auguste silhouette aux long épis de blé et aux chausses fleur-de-lys n'estoit rien que Dame Le Pen, Marine de son prénom, prochaine présidente de notre submirifique Françoysie.

- Une femme politique ? »

L'ivrogne acquiesce de la tige et sourit avec un air benoit (16).

« D'accord. Et toi ? Qui es-tu ?

- Moy ? Je suis le plus grandiloquent admirateur de Dame Marine ! Le fervent, le subtil, l'inénarrable, le virevoltant oiseau de bonne augure qui honore la douce fente féminine et les vermicelles des sous-de-bras. Je suis celui qui adoube par abouchement et...

- Tu réponds ou je sort mon katana ?

- J'oins la paume de la dame pour redorer le blason de la Fran...

En un clin d'oeil, une lame se pose sur le pif du Géant.

- C'est bon, c'est bon ! Je suis... Je suis Gargantua !

Godzizi ouvre grand ses yeux reptiliens.

- GARGANTUA ? LE Gargantua ? Celui qui a trouvé le meilleur moyen de se torcher le cul ? Docteur en humanisme et pitreries ? Qui boit comme il respire et mange comme il boit ? Celui qui a conçu l'abbaye de Thélème ?

- Moy-même! Bon. Ma tendre abbaye n'est plus ce qu'elle estoit. Zyeutez ces ruines, c'est tout ce qu'il en reste, ma foy...

Godzilla zyeute et comprend que : Ab.... d. ...lè.. venait de l'Abbaye de Thélème ( mes fesses?).

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