Un regard sur la route

22 février 2017

SLAM #1

 

J'ai beaucoup réfléchi

Pour ne pas fléchir

Face aux flèches

Que les archers du destin

Voulaient me faire suivre.

Car il ne s'agit pas de se demander :

« À quoi suis-je destiné ? »

Mais plutôt d'hurler cet hymne :

« Je me destine à cet avenir,

Je suis le maître de mes mots,

Le capitaine de mes rimes. »

 

J'ai beaucoup réfléchi

Entre deux mots croisés,

À Paris ou en Italie.

Ceux-là m'ont regardé

De leur hauteur syllabique

Et m'ont dit que je devais les définir

Prendre un bic

Les inventer

Ouvrir un instant

Savourer les éclats

D'un soleil de vélo

Ou du rire d'un enfant.

 

J'ai beaucoup réfléchi

Puis je me suis arrêté

Pour quitter les balises

Et ne plus être fléché.

La tangente est une corde d'acrobate

Que l'on prends en sifflant

Avec Monsieur Génie et Mamzelle Folie.

Lorsque j'en suis revenu,

Funambule, sur le fil qu'il ne faut pas perdre,

J'ai pensé à la graine dans le cerveau,

Comme un mojo

Une idée tentaculaire et velue

Dans la mécanique

Des jours et des nuits

Pour m'enraciner

Dans la voie lactée.

 

J'ai beaucoup réfléchi

Sans fléchir, mais pas sans hésiter.

Alors quitte à devenir, autant se lancer

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01 février 2017

BLOG

Cette semaine, je vous parle. Comme dans un blog, quoi. Si vous me répondez, c'est bien. J'aurai un peu de nourriture littéraire humaine à me mettre sous la dent.

Je suis en train d'écrire - ou plutôt, je suis en train de faire des recherches, mais j'écris quand même par pulsions irrépressibles - une nouvelle de science-fiction. Au programme : vie extraterrestre, astéroïde et autres oursins du futurs - si vous voyez le genre -. Mon projet serait de fondre certaines techniques de narration que j'ai dégotté ici et là avec une idée de SF qui me trotte dans la tête depuis longtemps ( Rpz Quentin). J'aimerais bien proposer cette nouvelle au magazine Bifrost ou pour le concours Alain Le Bussy. Je voulais vous le dire. Voilà.

Ah oui. J'ai envoyé mon roman à des maisons d'édition. Je ne sais pas si c'est intéressant de le dire, mais j'ai la foi, au cœur et aux tripes, qu'en partageant cette information, les pensées positives convergeront jusqu'aux éditeurs qui liront ce petit manuscrit et leur donneront envie de le publier. Le roman s'appelle « Les Branleurs Idéalistes ». Ça parle d'une soirée entre potes. Le roman commence vers 17H et finit à 6h du mat. C'est foutraque, endiablé, alcoolisé, débile, rageur, fumeux, luciférien et un brin optimiste.

Je vous souhaite de vivre chaque jour avec bonheur, chaos et subtilité.

L'âme saoule

Oh_Dgfna

P.S. Rendez-vous la semaine prochaine.

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24 janvier 2017

MON TOP 10 DES FILMS DE 2016

 1.

1

CAPTAIN  FANTASTIC - Matt Ross

 

 

2.

2

POESIA SIN FIN - Alejandro Jodorowsky

 

 

3.

3

LE GARÇON ET LA BÊTE – Mamoru Osoda

 

 

4.

4

THE REVENANT – Alejandro Gonzales Inuaritu

 

 

5.

5

ARRIVAL – Denis Villeneuve

 

 

6.

6

SING STREET – John Carney

 

 

7.

7

MIDNIGHT SPECIAL – Jeff Nichols

 

 

 

8.

8

MA LOUTE – Bruno Dumont

 

 

9.

9

MERCI PATRON ! – François Ruffin

 

 

10.

10

LES DÉLICES DE TOKYO - Naomi Kawase

 

 

MON TOP 10  / 2015

MON  TOP 10 / 2014

MON TOP 10 / 2013

MON TOP 10 / 2012

MON TOP 10 / 2011

MON TOP 10 / 2010

 

 

 

 

 

20 décembre 2016

Sommaire

GVSMLP Métal

Chapitres 1, 2 & 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitres 7 & 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitres 13 et 14

Chapitre 15

Chapitres 16 et 17

Chapitres 18 et 19

Chapitres 20 et 21

Chapitres finals 22, 23 et 24

 

Vous êtes sur mon blog.

Vous êtes sur le point de commencer un feuilleton.

/  Godzilla contre Marine Le Pen /

Un chapitre par jour.

Avec de la baston, de la rhétorique et du vin bio.

Qui que vous soyez, merci !

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Godzizi Cartoon

Chapitre 1 – L'abbaye coule.

 

 

Les deux pattes plantées sur une petite colline, Godzilla sort son zob et pisse un coup.

Une exubérante joie lui remonte l'échine. Il frissonne. Il exulte. Il batifole du zigouin-gouin. Il a des plaisirs simples notre dino. Il lui en faut peu... Pour être heureux.

Au bout de trois hectolitres, il commence à entendre des hurlements. Il regarde sous sa queue et voit un village se noyer. Il soupire, range le matos et écrase tout le monde avec sa patte, comme si c'était un vulgaire mégot.

Il lève alors les yeux.

Devant lui, la plaine forme une belle ligne d'horizon. C'est toujours romantique l'horizon. Y a pas à chier. Cela fait maintenant deux jours que Godzilla a quitté Paris. King Kong - que vous avez pu rencontrer dans le premier épisode - est reparti chez lui, à cause d'une maladie vénérienne chopée lors d'une excursion à Amsterdam où des Sirènes Géantes lui ont fait du gring.

Sacré King-Kong... Toujours fourré dans des trous bizarres.

Godzilla continue son périple touristique tout seul. Et le voilà perdu dans la France profonde, au milieu des champs de colza et des terres à betteraves. Mais où va-t-il ? Que fait-il ? Met-il sa chemise ?

Au loin, une construction émerge.

Étrange, se dit-il, parce qu'il n'y avait aucun bâtiment dans les parages et voilà qu'une colonne se met gratter le cul des nuages ! Godzilla trottine, snife l'air, rote un coup et s'approche à petits pets. Un cloître abandonné s'ouvre sur une pelouse : « Y a quelqu'un ? »

La tentative de faire parler les pierres échoue (de Bruxelles). Godzilla est étonné de voir une ruine à sa taille ! Un panneau indique : Ab.... d. ...lè.. Mais le reste est effacé. Quelque chose lui atterrit soudain sur le crâne :

« Trou'bal masqué ! Que fichtres-tu donc là ? »

 

 

Chapitre 2 – Rencontre du premier type.

 

Bon.

Faut pas croire.

Godzilla, ce n'est pas un mauvais bougre. Quand sa tante Barbara – une sympathique mygale de 30 kilomètres de large - vient lui passer le bonjour sur son île déserte, God lui réserve toujours un petit bouquet de marguerite. Il est comme ça. Le cœur sur la main.

Mais là, arrivé tranquillement en terre étrangère, sans rien demander d'autre qu'un peu d'hospitalité, et se faire bombarder la tronche : ça demande réparation.

Au milieu des ruines, Godzilla voit une chose sur deux pattes s'approcher. Une chose bien étrange, puisqu'en fait, c'est un Géant. Il marche si lent. Te. Ment. Que Godzilla a le temps de peindre une fresque :

Un bonnet cradingue sur le bout de la tige, un tarin bordeaux – plutôt Côte du Rhône - , deux yeux de requin-tire-bouchon ( Super dangereux, comme requin) et des bajoues piquetées d'herbes en tous genres : trèfle, jonquille, fenouils, basilic et origan... Le voilà qui tente de mettre un pied devant l'autre. S'auto-crochepatte les jambonneaux. Et s'assomme aussi sec.

C'est peut-être l'apparition la plus ridicule que Godzilla n'ait jamais vue. Il s'approche. De vagues ruminades s'élèvent. Dort-il ? Vagabonde (James)-t-il ?

« Mhgglurm...

- Pardon ?

- Glaabrurguuruummm.

- Moi pas parler le bourré... »

À peine relevé, Godzilla reçoit un autre coup violent sur la tête.

« Mais c'est fini oui ? »

 

 

Chapitre 3 – La Grande Blonde Aux Chaussettes Fleur-De-Lys

 

Godzilla en connait un rayon niveau Géant. Il a plein de potes dans la branche. Tiens, par exemple, il y a Trakobat. Un vieux pote du collège. Un crabe de 100 mètres de haut. (Si tu me lis, Trako, j'te serre la pince !) Ou bien il y a Nhadim-Nou-Mouk, le Yéti des Sables. Donc bon. T'imagines un peu l'écartement de la mâchoire quand - au milieu de la terre battue et des ombres épiques - il voit apparaître un deuxième Géant ?

« Je peux savoir pourquoi tout le monde essaie de m'balancer des trucs sur la tête en ce moment ?

- Rentre chez toi, sale jaune d'oeuf ! »

La voix est plus grave et plus grasse que la figure ne laissait penser... Le sang de Godzilla opère un double looping et son cœur se met à jouer « Overkill » de Mötorhead.

« Oh, la blonde, tu vas t'calmer... Je viens en paix !

- Moi me calmer ? Alors que je sème tranquillement de la xénophobie... Mais je suis chez moi monsieur ! »

Bim, badaboum, la chatte à Mcdoom, Godzilla plie un genou, fronce les sourcils et lève un poing. La Géante frémit, craque un orteil et range sa besace. Les nuages se mettent à jouer de l'orgue... Les herbes se plient en quatre...

Oui. Ça y est...

Le générique de baston vient juste de commencer. ( Assied-toi cher lecteur et prends une chips).

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !

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Godzizi Cartoon

Chapitre 4 – Mortel Combat

 

God balance directos une mégatonne de phalanges dans l'plâtre de la voisine. Affutée, elle l'esquive aussi sec et réplique par un terrrrrrrrrrrible : « HURLEMENT PATRIOTIQUE ! »

Godzilla est pelé dans le sens contraire du poil. Il frissonne de partout. Il doit se réveiller, sinon, c'est foutu. Il inspire alors des nuages et décide de lancer son attaque fétiche: un crachat de 120.000 gigowatts. Le squelette de la blonde flashe, se répète et clignote comme une radioscopie.

Sauf que...

Réflexe de fifreline, elle sort un étrange bâton. Grande-Blonde utilise para-tonnerre ! C'est très efficace ! Elle emmagasine l'électricité et la concentre entre ses mains. Elle concocte quelque chose de louche... Ça barzouinge dans tous les sens. Fumerolles et pyrotechnies. Grande zébrures et moult crachats oufdingos. D'un geste, elle r'balance tout dans la gueule de l'écailleux : « CAGE ÉCLAIR DE CLICHÉS ! »

Godzilla perd DEF. Il n'entend plus rien, il perd la boule, il éructe, il pète en vain, il révulse des mirettes et sent que le barrage moral qui se dresse devant lui aura raison de sa poire. Il n'était pas prêt et la déflagration l'emporte au loin.

Quelques minutes lui sont nécessaires pour la remise à feu.

Il se redresse. Difficilement.

Au loin, de lourds nuages grisâtres s'amoncellent ( de cheval) et forment une écurie de colère. Les éclairs zèbrent le ciel, de la fumée girafent l'atmosphère et des pics de chaleurs rhinocérossent les alentours.

Godzilla se met à courir.

Au loin, la Grande Blonde s'élève au-dessus de la plaine. Elle a triplé de volume. Même pour un Géant, c'est maouss ! Godzilla court tête baissé, prêt à lui dézinguer la carcasse... Mais la main s'abat :

« FOUDRE DE HAINE ! »

C'est super efficace ! God est K.O. La Grande Blonde gagne 38 points d'expérience et Godzilla perd 13 points d'espoir. Est-ce la fin des haricots ? Demandons au Géant Vert !

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !

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Chapitre 5 – Taillons-nous le bout de gras

 

Des petites étoiles en sucre. Des croissants de lune. De la confiture de nuit entre des tartines de galaxies. Y a pas d'doutes, Godzilla a rejoint l'hyper-spâtisserie.

Une chouquette volante passe et marmonne : Kiktulapellll.

« Hein ? Que ? Où ? »

L'étoile pose un gant froid sur son crâne.

« Vas-tu t'calmer, palsambleu ? bougonne l'étoile. J'veux juste savoyre comme qu't'y t'appellasses... »

Godzilla ouvre un store : « Toi ? ». En face de lui, le grand Géant alcoolique lui sourit (Comme Mickey).

- Oy ! Et vous ? À qui ai-je l'honneur ?

- Je m'appelle Godzilla.

- Bon. Bien... Ma foy... Cher Totssilla...Ça m'trousse pas trop les gambettes de te dire ça, mais s'agirait p't'être de reprendre tes valises et de t'casser d'mes ouailles, non ?»

Malgré l'haleine de vinasse à faire frémir un viticulteur en biodynamie et une syntaxe aussi douteuse qu'un paysan en zone d'éducation prioritaire, Godzilla se relève et fait face à l'énergumène. Il a beau réfléchir, il patauge dans une mare de questions : Qui est-il ? C'était qui, la Grande Blondasse ? Qu'est-ce qu'elle lui voulait ? Et puis merde, c'est pas possible une haleine comme ça...

« Bon. Tout à l'heure, ne sachoyant point pourquoisse, j'ai perdu connaissance. Et quand j'm'y suis repatouiller les mandibules, je t'ai trouvé ci-gît, allongé comme un tronc d'épicéa...

- Oui. Merci. Enchanté... Mais tu ne m'apprends rien. La vraie question est : qui est cette blonde qui m'a attaqué par derrière ? Pals... Malsa...

- Palsambleu ?

- Oui, voilà. C'est ce que je voulais dire.

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !

 

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Godzizi Cartoon

Chapitre 6 – La racine du mal

 

L'ivrogne se grattouince le bulbe, s'arrache deux croûtes - les mange - puis revient à ses moutons : « L'auguste silhouette aux long épis de blé et aux chausses fleur-de-lys n'estoit rien que Dame Le Pen, Marine de son prénom, prochaine présidente de notre submirifique Françoysie.

- Une femme politique ? »

L'ivrogne acquiesce de la tige et sourit avec un air benoit (16).

« D'accord. Et toi ? Qui es-tu ?

- Moy ? Je suis le plus grandiloquent admirateur de Dame Marine ! Le fervent, le subtil, l'inénarrable, le virevoltant oiseau de bonne augure qui honore la douce fente féminine et les vermicelles des sous-de-bras. Je suis celui qui adoube par abouchement et...

- Tu réponds ou je sort mon katana ?

- J'oins la paume de la dame pour redorer le blason de la Fran...

En un clin d'oeil, une lame se pose sur le pif du Géant.

- C'est bon, c'est bon ! Je suis... Je suis Gargantua !

Godzizi ouvre grand ses yeux reptiliens.

- GARGANTUA ? LE Gargantua ? Celui qui a trouvé le meilleur moyen de se torcher le cul ? Docteur en humanisme et pitreries ? Qui boit comme il respire et mange comme il boit ? Celui qui a conçu l'abbaye de Thélème ?

- Moy-même! Bon. Ma tendre abbaye n'est plus ce qu'elle estoit. Zyeutez ces ruines, c'est tout ce qu'il en reste, ma foy...

Godzilla zyeute et comprend que : Ab.... d. ...lè.. venait de l'Abbaye de Thélème ( mes fesses?).

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Chapitre 7 – L'homme qui trouva le meilleur torche-cul.

 

- Nom d'un diplodocus en costard ! Ça c'est une surprise ! Mais alors... Pourquoi ne m'as-tu pas défendu face à cette grande Blonde ?

- En vérité - et il ne faut pas passer par quatre chemins pour couper dix rondelles en huit... Ni perdre le fil à couper le beurre...

- ACCOUCHE !

- À dire vrai, je l'aime bien, moy, la blonde ! Si elle veut barbeloucher les frontières de notre bonne Françoysie, estoit pour notre bon fondement ! Et puis, si elle ose divorcer de cette Europe dédalesque, c'est parce qu'elle a trouvé le fil d'Arianne ! Les rixes, les ghettos, tout l'bastringue, c'est à cause des Maures ! Je ne suis pas raciste, mais il y a des satanés profiteurs qui dérèglent notre beau pays et pissent sur nos traditions de mangeurs de sauciflard ! On est chez nous, morte-couille, y a trop de mahométans ! Même toi, la face de citron, j'peux encore t'piffer, tu vois, mais s'agirait pas de s'poser tes nems dans le quartier...

Gargantua s'emporte. Son style fleuri laisse place à une langue de vipère. Godzilla pourrait filer en douce, mais il semble obliger de répartir :

- Et... Et l'amitié entre les Géants, t'en fais quoi,馬鹿 !!!!?????

 

 

Chapitre 8 – L'ex-homme Lutteur

 

« Et l'amitié entre les Géants, t'en fais quoi馬鹿 !!!!?????

Gargantua semble soudain se réveiller de sa cuite :

- L'amitié des Géants ? Pfff ! Une ventriloquerie de muet, si tu veux ma plume sur l'sujet ! On était bien entre nous, et voilà que des maures font pousser des mosquées à tous les coins d'la patrie, qu'on oublie de chanter la Marseillaise quand on joue au teufoo et qu'on nous traite de racistes alors que des cinglouches mitraillent à tout va...»

Gargantua s'enfuit dans son monde et blablate dans le vent.

Godzilla a le temps de réfléchir...

Alors qu'il pensait continuer ses vacances tranquillos, prolonger par l'Italie et descendre jusqu'au Vésuve...

V'là-t-y pas que Godzilla hésite.

Une poussée de quelque chose lui rebricole les vertèbres et lui réveille le cervelet gauche ( dans l'hémicycle, il s'agit de l'extrême.). Quelque chose de plus fort l'ordonne de se battre. Contre quoi ? Contre cette scène minable et triste. Celle d'un héritier de la France soudain aux bottes d'une menteuse...

Godzilla retombe sur ses pattes. Et retourne son attention vers le discours de l'autre zigue.

- Pis c'est perdu d'avance, j'me casse, je veux boire tout seul...

- Dis moi, Gar...

Pris dans les vapeurs de sa logorrhée, Gargantua s'arrête et louche le T-Rex.

- Depuis quand l'inventeur de contrepèteries, l'illustre Homme de Lettres, Humaniste, Chevalier des Arts, Pourfendeur de soutanes et de débileries... Depuis quand le Géant le plus drôle du 16ème siècle, fondateur de Thélème, l'écarteur de mirettes, vénérant - plus que les idoles - la divine bouteille... Depuis quand se fait-il rouler dans la farine par une idéologie malsaine et régressive ?

Fier de sa réplique, Godzilla ne s'attendait pas à une telle réaction... Parce que oui, nom d'un tricératops en charentaise... Ça sent la bière.

 

 

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Godzizi Cartoon

Chapitre 9Les Larmes Maltées

 

Je ne sais pas si tu as déjà vu ça, mon cher lecteur, mais je crois que tu pouvoir assister à un phénomène assez rare.

Tu sais, y en a qui pleure comme des madeleines, t'en as d'autres qui lâchent des larmes de crocodiles... Et bien laisse-moi te présenter ma nouvelle trouvaille. Une description vaut mieux qu'une explication. Crois-en mon expérience.

Gargantua fixe le Lézard Géant. Il bredouille dans le vide. Zyeute ses chausses.

Toute la colère accumulée agit sur ses pistons. La pression s'inverse et vient titiller ses mirettes. Des petites bulles palpitent dans son champ de vision. Sans pouvoir se contrôler, sans pouvoir crier « Holà », sans même pouvoir imaginer que ça déborderait aussi sec, il se met à pleurer de la bière, de la belle blonde houblonnée à l'amertume et à la mélancolie. Il n'y peut rien, le Gar. Il pleut, il mousse, et pourtant, y a pas de nuages en forme de fut (ret du bois joli) !

Voyant ce spectacle, Godzilla ne peut empêcher un ongle de compassion lui pincer le ventricule.

« Hé. Oh. Gargan ? Faut te reprendre mon vieux ! Dans mes cours de français, t'étais le pape de la drôlerie et des blagues, le seigneur de l'humanisme et de la lumière. Comprends ma déception quand j'entends tes sornettes sur les maures et les mosquées... »

Patatras, deuxième tournée, le Gargantua se ressert deux pintes.

« Chépa c'qui m'arrivasse, mon pote, j'ai des larmes qui m'pique la place et le cerveau qu'abdique la chevalerie...

- Il faut pas abdiquer comme ça. T'as d'la ressource, mecton ! Écoute... C'est pas parce qu'il y a du chômage qu'il faut prendre les premiers étrangers venus comme bouc émissaire ! Les boucs, c'est toujours les autres. Alors que non !

- Attends, attends. Je vais chercher quelque chose...»

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