Godzizi Cartoon

Chapitre 15 – Tragédie en Beauce.

 

Au creux d'une clairière immense, entre deux buissons de framboisiers, la Blonde, de dos, semble dévorer quelque chose. Un pas de plus, une branchette qui craque, et la voilà qui se retourne, le sang qui lui dégouline du râtelier et des ténèbres insondables ( j'ai essayé de sonder, j'ai rien trouvé) au fond des paupiettes.

« Mais qui voilà ! Mon cher Gargantounet..., minaude-t-elle. »

Le cadavre qui se décompose dans les fourrés lève la tête. Il est encore vivant. Il a un œil de verre et il guturre : «  Tu quoque mi fili, n'est-ce pas...

- Ta gueule papa... dit la Blonde, en lui décochant un piqué du gauche.

- Ma mie, ma chère, ma douce Marine, mon collègue nippon pétarade que la pipoterie, c'est fini et que... Enfin... Voilà... Tu...

- Oui Marine ! hurle Godzilla, toutes bronches dehors, je viens te défier. Je suis l'originalité contre la grisaille, l'alchimie contre l'obscurité, le pet immanent contre l'aspiration transcendantale... Prends garde ! »

Godzilla évite la première mandale. Il est futé le petit. Et surtout, il a appris de ses erreurs ! Il n'est pas né de la dernière salsifis: le voilà même en train de préparer une patate pour la grande asperge !