Godzizi Cartoon

Chapitre 5 – Taillons-nous le bout de gras

 

Des petites étoiles en sucre. Des croissants de lune. De la confiture de nuit entre des tartines de galaxies. Y a pas d'doutes, Godzilla a rejoint l'hyper-spâtisserie.

Une chouquette volante passe et marmonne : Kiktulapellll.

« Hein ? Que ? Où ? »

L'étoile pose un gant froid sur son crâne.

« Vas-tu t'calmer, palsambleu ? bougonne l'étoile. J'veux juste savoyre comme qu't'y t'appellasses... »

Godzilla ouvre un store : « Toi ? ». En face de lui, le grand Géant alcoolique lui sourit (Comme Mickey).

- Oy ! Et vous ? À qui ai-je l'honneur ?

- Je m'appelle Godzilla.

- Bon. Bien... Ma foy... Cher Totssilla...Ça m'trousse pas trop les gambettes de te dire ça, mais s'agirait p't'être de reprendre tes valises et de t'casser d'mes ouailles, non ?»

Malgré l'haleine de vinasse à faire frémir un viticulteur en biodynamie et une syntaxe aussi douteuse qu'un paysan en zone d'éducation prioritaire, Godzilla se relève et fait face à l'énergumène. Il a beau réfléchir, il patauge dans une mare de questions : Qui est-il ? C'était qui, la Grande Blondasse ? Qu'est-ce qu'elle lui voulait ? Et puis merde, c'est pas possible une haleine comme ça...

« Bon. Tout à l'heure, ne sachoyant point pourquoisse, j'ai perdu connaissance. Et quand j'm'y suis repatouiller les mandibules, je t'ai trouvé ci-gît, allongé comme un tronc d'épicéa...

- Oui. Merci. Enchanté... Mais tu ne m'apprends rien. La vraie question est : qui est cette blonde qui m'a attaqué par derrière ? Pals... Malsa...

- Palsambleu ?

- Oui, voilà. C'est ce que je voulais dire.

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !