Godzizi Cartoon

Chapitre 1 – L'abbaye coule.

 

 

Les deux pattes plantées sur une petite colline, Godzilla sort son zob et pisse un coup.

Une exubérante joie lui remonte l'échine. Il frissonne. Il exulte. Il batifole du zigouin-gouin. Il a des plaisirs simples notre dino. Il lui en faut peu... Pour être heureux.

Au bout de trois hectolitres, il commence à entendre des hurlements. Il regarde sous sa queue et voit un village se noyer. Il soupire, range le matos et écrase tout le monde avec sa patte, comme si c'était un vulgaire mégot.

Il lève alors les yeux.

Devant lui, la plaine forme une belle ligne d'horizon. C'est toujours romantique l'horizon. Y a pas à chier. Cela fait maintenant deux jours que Godzilla a quitté Paris. King Kong - que vous avez pu rencontrer dans le premier épisode - est reparti chez lui, à cause d'une maladie vénérienne chopée lors d'une excursion à Amsterdam où des Sirènes Géantes lui ont fait du gring.

Sacré King-Kong... Toujours fourré dans des trous bizarres.

Godzilla continue son périple touristique tout seul. Et le voilà perdu dans la France profonde, au milieu des champs de colza et des terres à betteraves. Mais où va-t-il ? Que fait-il ? Met-il sa chemise ?

Au loin, une construction émerge.

Étrange, se dit-il, parce qu'il n'y avait aucun bâtiment dans les parages et voilà qu'une colonne se met gratter le cul des nuages ! Godzilla trottine, snife l'air, rote un coup et s'approche à petits pets. Un cloître abandonné s'ouvre sur une pelouse : « Y a quelqu'un ? »

La tentative de faire parler les pierres échoue (de Bruxelles). Godzilla est étonné de voir une ruine à sa taille ! Un panneau indique : Ab.... d. ...lè.. Mais le reste est effacé. Quelque chose lui atterrit soudain sur le crâne :

« Trou'bal masqué ! Que fichtres-tu donc là ? »

 

 

Chapitre 2 – Rencontre du premier type.

 

Bon.

Faut pas croire.

Godzilla, ce n'est pas un mauvais bougre. Quand sa tante Barbara – une sympathique mygale de 30 kilomètres de large - vient lui passer le bonjour sur son île déserte, God lui réserve toujours un petit bouquet de marguerite. Il est comme ça. Le cœur sur la main.

Mais là, arrivé tranquillement en terre étrangère, sans rien demander d'autre qu'un peu d'hospitalité, et se faire bombarder la tronche : ça demande réparation.

Au milieu des ruines, Godzilla voit une chose sur deux pattes s'approcher. Une chose bien étrange, puisqu'en fait, c'est un Géant. Il marche si lent. Te. Ment. Que Godzilla a le temps de peindre une fresque :

Un bonnet cradingue sur le bout de la tige, un tarin bordeaux – plutôt Côte du Rhône - , deux yeux de requin-tire-bouchon ( Super dangereux, comme requin) et des bajoues piquetées d'herbes en tous genres : trèfle, jonquille, fenouils, basilic et origan... Le voilà qui tente de mettre un pied devant l'autre. S'auto-crochepatte les jambonneaux. Et s'assomme aussi sec.

C'est peut-être l'apparition la plus ridicule que Godzilla n'ait jamais vue. Il s'approche. De vagues ruminades s'élèvent. Dort-il ? Vagabonde (James)-t-il ?

« Mhgglurm...

- Pardon ?

- Glaabrurguuruummm.

- Moi pas parler le bourré... »

À peine relevé, Godzilla reçoit un autre coup violent sur la tête.

« Mais c'est fini oui ? »

 

 

Chapitre 3 – La Grande Blonde Aux Chaussettes Fleur-De-Lys

 

Godzilla en connait un rayon niveau Géant. Il a plein de potes dans la branche. Tiens, par exemple, il y a Trakobat. Un vieux pote du collège. Un crabe de 100 mètres de haut. (Si tu me lis, Trako, j'te serre la pince !) Ou bien il y a Nhadim-Nou-Mouk, le Yéti des Sables. Donc bon. T'imagines un peu l'écartement de la mâchoire quand - au milieu de la terre battue et des ombres épiques - il voit apparaître un deuxième Géant ?

« Je peux savoir pourquoi tout le monde essaie de m'balancer des trucs sur la tête en ce moment ?

- Rentre chez toi, sale jaune d'oeuf ! »

La voix est plus grave et plus grasse que la figure ne laissait penser... Le sang de Godzilla opère un double looping et son cœur se met à jouer « Overkill » de Mötorhead.

« Oh, la blonde, tu vas t'calmer... Je viens en paix !

- Moi me calmer ? Alors que je sème tranquillement de la xénophobie... Mais je suis chez moi monsieur ! »

Bim, badaboum, la chatte à Mcdoom, Godzilla plie un genou, fronce les sourcils et lève un poing. La Géante frémit, craque un orteil et range sa besace. Les nuages se mettent à jouer de l'orgue... Les herbes se plient en quatre...

Oui. Ça y est...

Le générique de baston vient juste de commencer. ( Assied-toi cher lecteur et prends une chips).

 

LA SUITE, DEMAIN, MIDI !