JUNE BUG

( 3/10 )

 

Franz se lève et vient aider Max.

 

« Faut lever les bras. Ch'est parche que les nerfs des couilles sont reliés à la rate et au bide... J'ai lu cha chur un blog... »

 

Il essaie de relever les bras de Max.

 

Max gueule de plus belle.

 

« ARRETE BORDEL ! »

« C'est bon, j'arrête... J'arrête... »

 

Franz regarde Max.

 

Puis Anne.

 

Puis Max.

 

« Vous devriez pas vous battre comme cha, hein... Churtout que ch'est moi qui ai pris le poing dans la gueule, pas toi Max... Le mec était plein comme une barrique. Il t'a vigé et ch'est moi qu'ai pris le gros lot. Et bim dans la mâchoire... Alors ok, on est dans la merde, mais on va ch'en chortir, hein ?»

 

Il regarde Anne.

 

« Et pis y a bien quelqu'un qui va ch'arrêter. Par charité. Chépa... Chertains en sont pourvu, hein... Pas comme vous zautres... On rechemble pas à des talibans à ch'que chache ?»

 

«  T'as pas vu ta tête... », marmonne Max, les mains entre ses couilles.

 

Franz regarde le castra.

 

«T'es vraiment qu'un connard. »

 

Il shoote un caillou et s'en va.

 

Une voiture déboule à l'horizon. Frantz lève la tête. Anne s'avance et tend son pouce. La bagnole passe et trépasse à toute vitesse. Elle beugle :

 

« SALOPERIE DE LECHEURS D'ANUS DE MERDE ! ALLEZ VOUS FAIRE PINER PAR DES CREVETTES MUTANTES ! BANDE DE MERGUEZ PAS FRAICHE !!! »

 

Frantz jette un œil vers la femelle en rage.

 

«  Cha fait du bien ? »

 

Elle mâche à nouveau la brindille.

 

« OUAI.»

 

Anne souffle, la tête au ciel.

 

Par terre, Max formule quelques mots.

 

« Si t'avais pas regardé ce mec avec tes yeux de biches en chaleur, on en serait pas là... »

« Vas-y. Remets en une couche... »